Création pour marque de parfum


Composition du parfum « N°4 Emoi(e) » de la marque de parfums de niche Impudence Parfum, fondée par Morgane Guyon. 

Site web : www.impudenceparfum.com

SECTEUR

Immobilier de luxe

PROJET

Identité olfactive

ESSAIS PRÉSENTÉS

Trois

SUPPORT

Parfum d’ambiance

VOLUME LIVRÉ

Immobilier de luxe

Le besoin de départ

Isabelle Doat dirige Immo Angels, un réseau national d’agents immobiliers spécialisé
dans l’immobilier de luxe. Nous nous sommes rencontrées par l’intermédiaire d’un ami
bijoutier, à Biarritz.

Sa demande ne portait pas sur une bougie d’accueil ni sur un parfum de bureau. Elle
portait sur trois moments précis, et c’est cette précision qui a fait le projet.

Le premier, et c’est le plus inattendu, est le trajet en voiture. Ce sont les agents qui
conduisent les acheteurs jusqu’au bien. Isabelle voulait que ce trajet serve à détendre
et à mettre en confiance, plutôt qu’à laisser monter la tension d’une visite.

Le deuxième est la première pièce du bien, vaporisée avant l’arrivée.

Le troisième vient après, quand la vente est conclue, le parfum devenant un cadeau.
Les trois axes qu’elle m’a donnés tenaient en trois mots : détendre, mettre à l’aise,
mettre en confiance.

L'accompagnement

Trois rendez-vous, tous au laboratoire, et ce n’est pas un détail d’organisation. C’est là
que sont les matières premières : on peut sentir, comparer, revenir en arrière, écarter
une piste et en ouvrir une autre dans la même heure. Un rendez-vous au laboratoire
est beaucoup plus productif qu’un rendez-vous ailleurs.

Le premier a duré une heure et demie à deux heures. C’est toujours le plus long, parce
qu’il y a beaucoup de matières premières à faire sentir, beaucoup de questions à
poser, et surtout parce qu’il faut écouter ce que la personne demande vraiment. Cette
étape ressemble à une conversation plus qu’à un brief, et c’est elle qui décide de tout
le reste.

Au deuxième rendez-vous, j’ai présenté trois essais, trois directions différentes, toutes
au service de la même intention. Isabelle est repartie avec les échantillons pour les
étudier chez elle, et là non plus ce n’est pas un détail : une odeur se juge autrement
dans son propre environnement olfactif, celui auquel le nez est habitué. C’est là que
les écarts s’entendent.

Elle en a retenu un directement, sans aucune modification. C’est rare, et c’est ce qui a
rendu la suite très simple.